Le samedi 5 novembre 2005, les
associations de protection de la Nature et des animaux avaient appelé leurs
militants et sympathisants à manifester dans la rue, à PARIS et à VALENCE pour
défendre une biodiversité massacrée en ce pays et des animaux encore voués aux
actes de cruauté et d’agressions multiples.
Deux mille manifestants à PARIS,
mille dans la DROME ont répondu à cet appel.
Il n’est pas si fréquent de voir des
femmes et des hommes se mobiliser, à leurs frais, (car ces associations ne
détournent pas l’argent public pour financer leurs manifestations), pour autre
chose que la défense de petits intérêts catégoriels, autre chose que percevoir
davantage de rémunération ou préserver tel ou tel droit personnel.
Ces femmes et ces hommes ont répondu
à un appel de leur conscience, de leur cœur, de leur intelligence pour dire non
à l’extermination des espèces, non à la torture des animaux, non au saccage des
milieux naturels, non à la loi des chasseurs, des agrochimistes, des promoteurs,
des empoisonneurs, ces lobbies funestes et minoritaires qui imposent leur ordre
en ce pays.
Ces femmes et ces hommes généreux,
désintéressés, révolutionnaires en ce qu’ils remettent en cause la féodalité
établie des ennemis de la terre, sont l’espoir de cette société malade.
Or, une presse distraite, obnubilée
par de vieilles et meurtrières querelles, censurée par les forces rétrogrades a
passé sous silence ces manifestations, alors que les médias consacrent
volontiers des rubriques à des rassemblements bien plus insignifiants en
nombre et en portée éthique.
Mais cette censure méprisable et
dégradante pour ceux qui la pratiquent n’arrêtera pas la force qui se lève et
qui dit Non à une dérive criminelle.
Par-delà les associations, les
partis, les groupements multiple, ce souffle nouveau est celui de l’écologie,
cette réconciliation nécessaire de l’arbre, l’animal et l’homme et de quoi
avons-nous le plus besoin, sinon de réconciliation.
Gérard CHAROLLOIS
Président de la CONVENTION VIE ET
NATURE POUR UNE ÉCOLOGIE RADICALE.