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Communiqué de presse Paris le 13 décembre 2002

G.R.A.A.L. (Groupement de Réflexion et d'Action Animal Libération) Association de Défense Animale loi 1901
Perroquet au musée d'Art moderne : 210.000 EUROS MAIS CE N'EST PAS L'ORIGINAL !!

 

Depuis le 18 novembre 2002, l'achat, validé au conseil de Paris du 19 novembre, par le musée d'art moderne de la ville de Paris d'une oeuvre de l'artiste belge Marcel Broodthaers comprenant un perroquet vivant, à proximité d'un magnétophone diffusant un poème, défraie la chronique parisienne. Les associations de défense animale françaises, dont le G.R.A.A.L., ont protesté. Cette affaire a même franchi les frontières, une association de défense animale américaine, PETA, ayant aussi manifesté son indignation.

Des informations contradictoires ont circulé concernant cette création. Le G.RA.A.L., afin d'en avoir le c¦ur net, a contacté en Belgique la veuve de Marcel Broodthaers qui a bien voulu nous décrire l'origine de cette ¦uvre. Nous avons découvert que l'esprit de l'artiste est totalement détourné.

En effet, en 1974 en Belgique Marcel Broodthaers expose "Ne dites pas que je ne l'ai pas dit", avec un perroquet vivant entouré de palmiers et, disposé sur la table, LE TEXTE IMPRIMÉ du poème et non un magnétophone diffusant le poème. Un peu plus tard, il fait le pendant de ce travail, "Dites partout que je l'ai dit", composé cette fois d'un perroquet EMPAILLÉ et du magnétophone.

L'¦uvre acquise par le musée d'Art moderne de la ville de Paris est donc une composition hybride étrangère à ce qu'a voulu l'artiste, et non l'¦uvre originale que Marcel Broodthaers a créé voilà 28 ans.

A la suite d'une malencontreuse confusion les deux ¦uvres ont été mélangées et continuent de l'être, malgré les nombreuses déclarations de l'épouse de l'artiste pour remettre les choses à leur place.

Nous avons expliqué à l'épouse de l'artiste les démarches du musée d'Art moderne en vue de se procurer un perroquet, et l'émotion manifestée.

Elle nous a informés qu'elle se sent obligée, ici, de défendre deux choses : le travail de feu son mari et le perroquet.

Elle nous a également fait part de sa vive contrariété devant la polémique soulevée, car, comme elle-même, son mari était attaché au monde animal.

Mme Pagé, directrice du musée d'Art moderne, ainsi que M. Girard adjoint à la culture de la mairie de Paris et fervent défenseur, à tout prix, de l'intégrité artistique, auront certainement à c¦ur, maintenant, de réhabiliter l'¦uvre de Marcel Broodthaers et de corriger leur erreur, en tenant compte de sa sensibilité vis à vis du monde animal.

Pour preuve de leur bonne foi, le plus sage serait le choix de la deuxième création avec le perroquet empaillé,"Dites partout que je l'ai dit", qui a de plus l'avantage de faire entendre la voix de l'artiste.

Une telle décision marquerait la fin de cette péripétie, en apaisant les esprits.

Contact :
Secrétariat Général: Valérie SOFRONIADES, 42 rue SIBUET, 75012 PARIS
Téléphone: 06 03 43 68 32.
http://perso.wanadoo.fr/graal.asso
graal.asso@wanadoo.fr

 
 
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