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Communiqué de presse du 13 mai 2003

COMMISSION LOUP : RAPPORT BIDON ANNONCÉ

 

Demain mercredi, la Commission d¹enquête parlementaire sur le loup va, sans aucune surprise, rendre un rapport forcément défavorable au loup.
L¹ASPAS dénonce une démarche totalement subjective et malhonnête.

On ne peut pas dire que cette Commission d¹enquête, initiée à l¹automne dernier, ait brillé par sa neutralité. Les propos résolument anti-loup de ses principaux instigateurs (les députés Estrosi et Spagnou) n¹ont jamais fait douter de sa partialité. Les motivations de cette commission se limitent à donner un écho à la propagande des éleveurs anti-loups, qui cherchent par tous les moyens à rendre le grand canidé coupable de tous leurs maux. Or toute personne un minimum informée sait :
- Que la présence de loups en France est la conséquence d¹un retour naturel, expansion des populations italiennes (c¹est prouvé par les travaux scientifiques du laboratoire de l¹Université Joseph Fourier de Grenoble).
- Que la prédation due aux loups est dérisoire par rapport à celle commise par les chiens errants et aux autres causes de mortalité ovine (foudre, dérochements, brucellose).
- Que la prédation ne survient que lorsque les troupeaux ne sont pas correctement encadrés et qu¹en conséquence, la mise en place des moyens de protection (chiens, aides bergers, clôtures) réduit significativement les dégâts.
- Que lorsque la prédation du loup est avérée, elle est très correctement indemnisée, alors qu¹elle ne l¹est pas dans les autres cas de mortalité.
- Et surtout que la crise de la filière ovine n¹est pas le fait de la présence du loup (qui permet au contraire qu¹elle soit médiatisée), mais d¹une certaine politique agricole et d¹une concurrence économique très forte, notamment des viandes anglaises et néo-zélandaises beaucoup plus compétitives.

L¹ASPAS conteste formellement la validité de ce nouveau rapport qui n¹a de toute façon aucune portée pratique, et rappelle :
1/ que le loup est une espèce protégée par la loi française
2/ que le zonage est une solution inacceptable pour la survie d¹une espèce sauvage
3/ que des moyens de protection efficaces existent pour protéger les troupeaux d¹éventuelles attaques de prédateurs.

Mais au fait, qu¹en pense la ministre de l¹écologie et du développement durable ?

Contact presse : Olivier Rousseau au 04 75 25 10 00

 
 
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