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Communiqué de Presse 26 avril 2002

Récupération, démagogie et basses manœuvres :
Halte aux amalgames et aux insinuations diffamatoires !

 

le Comité de Vigilance et d'action pour le bien être Animal, collectif apolitique et indépendant composé des associations signataires ci-dessous, souhaite la réforme des institutions publiques liées à l'animal en France, en proposant la création d'un secrétariat d'état pour l'animal ou toute autre structure adéquate, et la révision du statut juridique de l'animal (actuellement " bien meuble ", code civil, art. 528).

Le 26 février 2002, le Comité interpellait les candidats à l'élection présidentielle et leur adressait un cahier de revendications contenant propositions et questionnaire. Tous les courants exprimés ont répondu à la démarche du Comité, qui a reçu une écoute favorable et dont une délégation a été reçue à Matignon le 16 avril et à l'Elysée le 19 avril 2002.

Aujourd'hui, face à certaines attaques visant à faire l'amalgame entre le mouvement du Comité de Vigilance et d'action pour le bien être Animal et les idées d'extrême droite, les associations du collectif, tiennent à rappeler très clairement que le Comité a adressé son questionnaire à tous les candidats, comme le font traditionnellement les associations à chaque échéance électorale, et comme cela a été le cas pour cette échéance 2002.

A partir du moment où notre document circulait et était rendu public, le risque d'une récupération existait mais échappait à notre contrôle.

Il faut préciser que la création d'un secrétariat d'état pour l'animal ne figure pas dans le programme du Front National. Lui attribuer l'initiative de ce projet est donc tout à fait inexact et ne résiste pas à l'examen, mais n'est pas innocent car cette assertion mensongère est faite délibérément pour nuire et discréditer, ce qui en dit long sur l'honnêteté de ses auteurs.

Le Comité de Vigilance et d'action pour le bien être Animal déplore que ces attaques viennent d'associations de protection animale qui, elles aussi, ont consulté les candidats y compris ceux d'extrême droite.

Pour sa part, le Comité réaffirme sa ligne de conduite, qui n'a pas variée depuis sa création et qui est celle de toutes les associations qui le composent : tolérance, respect des valeurs républicaines et de la démocratie ainsi que le respect absolu de toute vie, humaine ET animale.

Le Comité de Vigilance et d'action pour le bien être Animal ne saurait être tenu responsable des tentatives de récupération du projet "Réforme des institutions publiques - Secrétariat d'état à la condition animale", de quel bord qu'elles viennent, et dont peut être victime n'importe quel mouvement ou association.

Le collectif considère donc son assimilation aux idées d'extrême droite comme diffamatoire et prendra immédiatement les mesures qui s'imposent en cas de tout nouvel amalgame.

Ces manœuvres sont d'autant plus regrettables qu'elles nuisent gravement à la mise en place d'une nécessaire réforme des institutions.
Face aux dysfonctionnements et aux carences à agir constatés chaque jour dans la gestion et le contrôle des activités liées à l'animal en France, l'opinion publique exprime, de plus en plus ouvertement, ses doutes, ses réserves et bien souvent sa franche opposition au sort réservé à l'animal dans notre pays. Loin de défendre le bien être animal, la France se contente trop souvent de gérer les crises a posteriori quand elle n'ignore pas totalement la souffrance animale engendrée par ses activités économiques, industrielles, militaires ou scientifiques.

Les domaines d'interrogation, d'opposition et de révolte sont nombreux et méritent d'être intégrés au débat public afin que des solutions ou des alternatives puissent être trouvées dans la voie de la bientraitance animale.

Plusieurs voies de réformes des institutions publiques ont été étudiées, des prises de positions sectorielles ont été évoquées (élevage intensif, expérimentation animale, corrida, chasse, gestion des fourrières, …), la possibilité d'un audit des secteurs liés à l'animal en France a été suggérée par l'Elysée au Comité.

Le travail du Comité. a permis d'engager un véritable débat de société autour de l'animal en France et le collectif a accepté de travailler à long terme avec les candidats républicains qui lui en ont fait la proposition, sur les problèmes actuels :

Jusqu'à quand allons nous supporter les abattages massifs d'animaux en l'absence de politiques préventives (vache folle et épidémie de fièvre aphteuse) ?

Jusqu'à quand allons nous tolérer les pratiques traditionnelles de violence faite à l'animal (corrida, expérimentation animale, chasse, …)

Jusqu'à quand allons nous nous faire complices d'un code pénal qui condamne certains actes de cruauté et en tolère d'autres (corridas et combats de coqs).

Jusqu'à quand allons nous admettre le productivisme outrancier de l'agriculture et les dérives économiques qui mettent en danger notre santé et méprisent le bien être animal (élevages intensifs hors sols, conditions de transports et d'abattage des animaux de ferme).

Jusqu'à quand allons nous encourager le commerce autour de l'animal générant surpopulation et accroissement de la maltraitance ?

Jusqu'à quand allons nous bafouer les directives européennes (chasse, …) ?

Jusqu'à quand allons nous refuser à l'animal la personnalité juridique, le privant ainsi de toute possibilité réelle de prise en considération ?

Jusqu'à quand allons nous occulter les trafics de chiens et chats en France, estimés à 60 000 chiens et 30 000 chats par an (source : ANTAC) ?

 
 
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