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Communiqué
de Presse 4 juin 2002
Défense animale : L'Europe ouvre la voie
Le CVA demande une initiative urgente au gouvernement français
Le C.V.A, collectif regroupant
aujourd'hui plus de 30 associations de défense animale, défend depuis deux ans
le projet de réforme des institutions publiques liées à l'animal en France et la
nécessaire révision du statut juridique de l'animal.
Le C.V.A a accueilli avec grand
intérêt et beaucoup d'espoir le récent vote de la majorité des députés du
Bundestag allemand en faveur de l'intégration des droits de l'animal dans la
Constitution.
L'Allemagne est ainsi le second
pays après la Belgique, qui avait créé un grand Ministère de l'Environnement et
du Bien-Être Animal, à intégrer ainsi la notion de défense des animaux dans ses
institutions.
Alors que la Suisse s'apprête à
lancer un référendum afin de mesurer la volonté citoyenne à intégrer les droits
de l'animal dans sa Constitution, alors que l'Angleterre va intégrer des
dispositions visant à défendre l'animal dans ses institutions, le C.V.A demande
solennellement au Gouvernement Français de prendre à son tour une initiative en
la matière.
Le C.V.A qui a mené campagne
durant les présidentielles pour faire prendre en considération l'animal par le
monde politique dans son ensemble, regrette de souligner qu'il n'a pas obtenu le
moindre geste de nos dirigeants.
En revanche, il a eu la surprise
de voir émerger un " secrétariat d'état au développement durable " et un "
Monsieur Chasse "… alors que l'urgence de la situation et l'opinion des français
(d'après un sondage BVA d'avril 2002, 1 français sur 3 est influencé dans
son vote par les propositions des candidats pour la condition animale, et un
sondage SPA/CSA de juin 2001 révèle que 45 % des français sont pour la
création d'un secrétariat d'état à la condition animale) aurait dû faire nommer
un responsable en charge du bien-être animal.
La France se doit de prendre
en compte toutes les souffrances sans distinction, dans un esprit de dignité et
d'humanisme.
Après sa réception par les
représentants des candidats à la Présidentielle 2002, à MATIGNON et à l'ÉLYSÉE
en avril 2002, le C.V.A attend une décision forte de la part des élus afin que
la France prenne très vite le relais de ses voisins. Il demande donc au Chef de
l'État et au Chef du Gouvernement :
1. La mise en place rapide d'un
audit national sur la question.
2. La nomination, au minimum,
d'une Délégation Interministérielle à la condition animale en vue de la
création d'un secrétariat d'état à la condition animale.
3. L'intégration, dans la
Charte des droits de l'Environnement adossée à la Constitution que le Président
de la République Monsieur Jacques CHIRAC s'est engagé à créer, des notions "
d'être sensible " et de " devoir de protection " pour les animaux parmi les
règles auxquelles nul ne pourra déroger.
Le C.V.A souhaite que ces
revendications prennent enfin leur place dans le débat de société en France, à
l'instar de nos partenaires internationaux.
Le C.V.A.
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