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LETTRE
OUVERTE AUX CANDIDATS A L'ÉLECTION LÉGISLATIVE MAI 2002
Madame,
Monsieur,
Le 13 mai
2000, une quarantaine d'associations de défense animale et de la nature se sont
réunies à Paris avec leurs militants pour une marche unitaire et symbolique.
Leur objectif : améliorer le bien-être et faire respecter la dignité de
l'animal, en demandant notamment la création d'un secrétariat d'État à la
condition animale en France.
Un
collectif inter associations s'est alors très vite constitué afin de poursuivre
et d’approfondir l’objectif visant à la réforme des institutions publiques de
gestion et de contrôle concernant l'animal en France. La gestion
actuelle de ce secteur est en effet partagée entre les ministères (au nombre de
sept) de l’Agriculture, Environnement, Recherche, Santé, Culture, Éducation
nationale et Sports.
Si la
notion de "secrétariat d'État" a été retenue en première instance, le collectif
étudie aujourd’hui tous les axes de réforme envisageables qui seraient des
premières propositions de restructuration et de prise en compte du problème.
Le C.V.A. a également établi un cahier de revendications/propositions, qui
répertorie les dysfonctionnements existants actuellement et proposant des
solutions. Dans le cadre de cette mobilisation, une pétition nationale a
également été lancée par le collectif. À ce jour, plusieurs dizaines de milliers
de citoyens ont ainsi exprimé leur approbation en la signant afin qu'une réforme
soit entreprise sans attendre.
Une lettre
ouverte et un questionnaire adressés aux candidats à l'élection présidentielle
en février 2002, a permis au C.V.A. de rencontrer les candidats et leurs
représentants. Au terme de ces entretiens différentes voies de réformes sont
apparues, qui demandent cependant à être approfondies et renforcées. Car il est
évident, au vu de la composition du gouvernement nouvellement nommé et en dépit
de certains arguments qui nous ont été présentés, que la création d’un
secrétariat d’état à la condition animale ou la mise en place par un ministère
de nouvelles structures dynamiques relève d'une volonté politique.
Les
associations du collectif font donc valoir à nouveau la nécessité urgente à voir
profondément réformées les institutions, publiques et privées, liées à l'animal
ainsi que le statut de chose qui lui est encore réservé par le Code Civil en ce
début de XXIe siècle.
Le
mouvement de défense animale, bien que soutenu par la majorité des Français et
représentant une force réelle dans notre pays est trop peu intégré au débat
démocratique. Rappelons que la France comptait plus de 54 millions d’animaux
domestiques en 2000, presque autant que d’habitants humains ! Avec une
progression très nette de leur nombre d’année en année. 52,7 % des familles
possèdent au moins un animal familier et chaque année, les Français dépensent
plus de 30 milliards de francs pour leurs animaux domestiques. Les Français sont
également très soucieux du respect de la faune sauvage, de la biodiversité, des
milieux naturels et du sort des animaux de ferme. Ils émettent de plus en plus
de réserves face aux méthodes de l’agriculture industrielle, à l’exploitation
des animaux de laboratoire, aux trafics d’animaux, à la gestion des catastrophes
écologiques, et estiment qu’il est temps de respecter la personne animale et les
milieux naturels dans leur diversité.
Deux
sondages récents accréditent, si besoin était, l'intérêt des Français pour ce
qui touche à l'animal :
- un sondage CSA, effectué pour la SPA et publié en juin 2001, fait apparaître
que 45 % des Français pensent qu’il est nécessaire de créer un secrétariat
d'État à la protection animale, alors que le débat public est inexistant sur le
sujet ! Comme le notait Alain Cayrol, directeur de l’institut CSA aux premières
Assises de la Protection Animale en juin 2001, ceci prouve l’importance de ce
thème pour une grande partie de la population.
- un sondage BVA pour 30 Millions d'amis publié en avril 2002, où l'on voit que
37 % des Français déterminent leur vote électoral en fonction de l'action des
candidats en faveur des animaux.
Dans ce
contexte, négliger la cause animale et les thèmes qui lui sont associés
reviendrait à éluder un véritable débat de société et un réel enjeu
électoral.
En conséquence le Collectif, par cette lettre et le questionnaire joint, vous
demande à être reçu afin de connaître vos engagements de candidat(e) à
l'élection législative, engagements que nous tenons désormais à voir inscrits
dans vos programmes, comme tout autre proposition gouvernementale. Il s’engage à
tenir ses adhérents informés des réponses ainsi que des entrevues obtenues de
chaque candidat.
Vous
remerciant de nous avoir lu et espérant avoir été entendu, nous vous prions
d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération.
Le
questionnaire |